La Provence & la Côte d'Azur - Les grandes villes - Arles


Arles

 

 Arles survol ot Arles


 


On évoque souvent Arles pour la richesse de son patrimoine

antique (monuments romains) et roman, ses monuments inscrits

au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1981 dont l'Amphithéâtre

romain (les arènes), le Théâtre antique, les Cryptoportiques, les Thermes romains de Constantin, les vestiges du cirque romain,

le cloître Saint-Trophime, le portail de Saint-Trophime et les

Alyscamps, qui sont le départ du chemin d'Arles, l'une des trois

voies menant à St Jacques de Compostelle.

C'est le chemin d'Arles, également appelé voie d'Arles ou via

Tolosana. A côté de cette architecture remarquable, Arles conserve aussi de belles constructions des XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles. Depuis 1986, la ville est classée «Ville d'art et d'histoire».


 

 

Les musées

 

Arles possède trois musées remarquables :
* Le Musée départemental Arles antique, qui présente les collections archéologiques de la ville et de son territoire, depuis le néolithique jusqu'à la fin de l'antiquité tardive.
* Le Museon Arlaten, musée départemental d'ethnographie, qui présente costumes, mobilier, outils de travail, objets de culte et de superstition et illustre la vie des provençaux du XIXème siècle.
*Le Musée Réattu, la Donation Picasso : il offre au visiteur des œuvres de Jacques Réattu, peintre du 18ème et 19ème siècles, et d'artistes modernes et contemporains (Picasso, Zadkine et Alechinsky) ainsi qu'une remarquable collection de photographies (Henri-Cartier Bresson,Edward Weston,...).

 

 

 

 

Van Gogh

 

Lors de son séjour en Pays d’Arles entre février 1888 et mai 1889, Vincent Van Gogh réalisera environ 300 dessins et peintures. Dans la ville, les lieux où l’artiste a posé son chevalet sont signalés par des panneaux qui restituent chacun de ses tableaux. Une dizaine d’endroits ont ainsi été repérés : la place du Forum pour Le café le soir, le pont de Trinquetaille correspond à L’escalier du pont de Trinquetaille, le quai du Rhône à La nuit étoilée, la place Lamartine à La maison jaune, la rue Mireille au (Le) vieux moulin, le jardin du boulevard des Lices au (Le) jardin public, l’espace Van-Gogh au (Le) jardin de la maison de santé, la route le long du canal d'Arles à Bouc au pont de Langlois aux lavandières, plus communément appelé « Pont Van Gogh ». Les arènes et les Alycamps ont aussi été immortalisés dans plusieurs toiles.

 

 

Picasso

 

C'est sa passion d'Andalou pour la corrida, et plus encore la présence de Vincent Van Gogh, une figure obsédante, qui attira Picasso à Arles.
Une première exposition, organisée au musée Réattu par Jean-Maurice Rouquette en 1957, avait contribué à réactiver les liens que l’artiste avait toujours entretenus avec Arles.
L’année suivante, à Vauvenargues, Picasso entreprend la série des huit portraits de Jacqueline en Arlésienne, écho amplifié des Arlésiennes réalisées en 1912, puis à nouveau en 1937, avec cette fois Lee Miller comme modèle, qui, pas plus que Jacqueline, n’a à aucun moment revêtu le costume, mais puise aux jaunes virés des portraits de Madame Ginoux.
C’est en 1971, deux ans avant sa mort, que Picasso scelle cet attachement, en offrant au musée un ensemble soigneusement choisi de cinquante-sept dessins.
 

 

Le costume d’Arlésienne Arlesienne ot arles

 

La littérature et les poètes font remonter la célébration de la beauté des Arlésiennes à l'Antiquité. Mythes et réalité, portés par de célèbres zélateurs, se conjuguent pour conforter ce charme spécifique.
Les femmes d'Arles en retour se plaisent à répondre à la légende en portant mieux qu'ailleurs le somptueux costume.
Daudet, Mistral, Léo Lelée, et d'autres admirateurs ont donné vie à cette silhouette de femme altière, gracieuse, élégante, dont la Reine d'Arles est une incarnation renouvelée.
Le costume de l'Arlésienne naît vers le milieu du XVIIIe siècle du désir des habitantes du pays d'Arles de s'habiller différemment des autres femmes.
Le costume de l'Arlésienne a évolué selon la mode parisienne et suivant les différentes époques : costume du droulet, costume Louis Philippe, costume Napoléon III, sans oublier l'empreinte de Léo Lelée.
Il prendra sa forme définitive et épurée, dite moderne, à la toute fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, le costume est porté à l'occasion de festivités. La coiffure agrémentée du fameux ruban apparaît vers 1835.                  
C'est pendant la Fête du costume du premier dimanche de juillet que les Arlésiennes revêtent leurs plus beaux costumes.